Comment illustrer un album jeunesse ?
Les auteurs qui viennent vers moi aiment mon style et souhaitent le conserver.
Après un échange en visio, en présentiel ou par téléphone, l’auteur m’envoie le manuscrit.
À partir de cette œuvre, et en fonction du budget défini, j’établis un devis.
Une fois le contrat signé et l’acompte versé, je peux commencer à travailler sur l’histoire.
J’aime me plonger dans l’ambiance du récit en écoutant de la musique correspondant au style, en me documentant avec des images, des photos ou des paysages qui pourraient m’inspirer, ou encore en discutant et en recueillant des témoignages. Je dois vraiment plonger au cœur de l’histoire.
C’est là que l’inspiration commence à venir et que les personnages prennent forme. Je pense souvent à des personnes que j’ai côtoyées : des amis, de la famille, mon entourage… que je dessine inconsciemment. Il m’est même arrivé une fois de dessiner un ami sans vraiment m’en rendre compte, et de le réaliser seulement à la fin !
Ce métier demande beaucoup de curiosité, et ça tombe bien : c’est l’un de mes principaux défauts… ou qualités !
On est transporté dans l’histoire comme dans un voyage, et c’est ça la magie du dessin. On me demande parfois de dessiner pour un conte africain ou un récit historique : génial pour moi qui adore voyager ! Parfois je voyage dans le monde, parfois je remonte dans le temps. C’est toute la puissance du dessin.
Je suis complètement transportée par l’histoire, les détails, les émotions…
Une fois le travail terminé, il est difficile de décrocher tant on s’est attaché aux personnages, un peu comme s’ils étaient nos enfants. J’en parle à tout le monde tellement j’ai aimé travailler sur ce projet !
Mais toute histoire a une fin… et j’espère toujours retrouver mes personnages et mes nouveaux amis dans un tome 2, 3… ou 4 !


